
[Ceci est une version plus étoffée du récent Les femmes au Rojava, également publiée sur le blog d’ATTAC Liège aujourd’hui.
Les deux versions citent le même reportage d’Arte.tv.]
Bonjour !
Une réunion du conseil de votre quartier s’est déroulée hier. Le conseil est mixte, composé d’au moins 40 % de femmes et d’au moins 40 % d’hommes, et co-dirigé par une femme et un homme. À l’ordre du jour, un point a suscité bien des discussions : installer des poubelles collectives ou des bancs publics dans un espace disponible, et l’accord s’est finalement porté sur les poubelles.
Cependant, le deuxième conseil de votre quartier s’est réuni aujourd’hui. Composé uniquement de femmes, il a un droit de veto sur le précédent, et les femmes ont dit « Nous avions parlé de bancs ». La décision est donc prise de réaliser ce choix.
Dans votre ville, il n’y a pas un maire ou un bourgmestre, mais deux, une femme et un homme, et un conseil auquel participent des membres des différents quartiers.
Et il en va de même aux niveaux des cantons, des provinces, dans l’armée même. C’est la la loi, et c’est la Constitution.
Êtes-vous donc dans la Belgique ou la France de 2075 ?
Non, nous sommes au Rojava en 2025, et ainsi vont les choses au Rojava depuis 2015.