Ma foire du livre avec Lola Lafon

(Courrier à mon club de lecture)

Tutti,

Je ne suis pas allé à la foire du livre cette année. Trop de livres, trop de gens, trop de bruit, et trop d’ions positifs.

Je suis très sensible aux ions positifs, répandus dans l’air par les appareils électriques de toutes sortes – en particuliers les moteurs -, produisant cette ambiance qui est le contraire de l’air extérieur après orage, ou de l’air vivifiant des forêts de sapins, dont les aiguilles exercent ce qu’en électricité on appelle le « pouvoir des pointes », et chargent l’atmosphère, ainsi que la foudre, en ions négatifs, qui produisent eux une sensation de bien-être. Vous me suivez? L’ambiance électrique déplaisante est inévitable dans tous les locaux plus ou moins vastes où fonctionnent des dizaines ou centaines d’ordinateurs, ventilateurs et autres merveilles électrifiées.

En revanche, Lola Lafon venait parler de son dernier livre, La petite communiste qui ne souriait jamais, à la libraire Pax ce mercredi, et j’y suis allé. Je vous dis tout de suite qu’elle a gagné avec moi un lecteur de plus! Elle est charmantissime, intelligente, modeste, modérée dans son expression, tout autant que très ferme dans son positionnement et ses options. Son livre comme vous le savez sans doute, prend comme image de départ la réussite de Nadia Comaneci (les Roumains prononcent « Comanètch »), qui fut dès ses 14 ans en 1976 une star olympique et mondiale de la gymnastique. Mais ce n’est qu’un point de départ et le bouquin est un roman, une fiction qui ne prétend pas dépeindre la vraie vie de la vraie Nadia. Un des plaisirs de Lola Lafon est de démonter les clichés Est-Ouest, dans les deux sens. La suite dans le livre, qui sort en poche au mois de mai.
Anecdotiquement, l’auteure, au nom français car de père français, et de mère roumaine, nous a appris qu’elle peut vivre de ses livres depuis la publication du premier en 2003.

J’ai donc eu ma foire du livre à moi. Une salle d’une taille raisonnable, une ambiance détendue et aérée. Des interventions intéressantes à un rythme sans pression. Un verre offert à la fin et une dédicace: « Ne la cherchez pas trop. Elle n’existe pas. »

Je vous souhaite une bonne fin de week-end. Le dimanche c’est ma journée! Car, première raison, dimanche est le jour du repos et, deuxième raison, je suis né un dimanche: à 23 heures… Encore un peu de patience.
Etc.

Bisous à toutes et tous !!

 

Guy

 

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