Message du professeur Didier Giet (Uliege), et Bergame, Italie

 

1. Message du professeur Didier Giet, Uliege

Bonjour,

Je fais un usage très rare des messages collectifs. Aujourd’hui, il le faut.

Je souhaiterais que chacun qui me lit prenne la mesure de la gravité de la situation à laquelle nous nous préparons. Que chacun en fasse part (téléphoniquement, par voie électronique ou via les réseaux sociaux) à sa famille, ses amis et ses connaissances.

Celles et ceux qui, hier, maintenant et demain, continueront à vivre de manière insouciante, sans limiter drastiquement leurs contacts sociaux sont en train de porter atteinte à la vie de leurs grands-parents, de nos aînés.

Le corps médical vous supplie d’entendre ce message : il faut éviter demain de devoir choisir qui aura accès à un respirateur, le fêtard insouciant des prochaines heures ou la personne âgée arrachée à une fin de vie heureuse.
S’il faut encore vous convaincre, lisez les témoignages déchirants de nos Consœurs et Confrères italiens qui décrivent l’enfer des services de réanimation, l’horreur des choix qu’ils n’auraient jamais imaginés devoir porter dans notre monde moderne.

Merci de diffuser, largement. Merci surtout de prendre la mesure de la gravité de la situation.

Professeur Didier GIET
Président du Département de Médecine Générale
Faculté de Médecine – Université de Liège
CHU, Tour de Pathologie B23, 4000 LIEGE 1 – Belgique

2. Bergame, Italie

CoronaViral

Ce contenu a été publié dans Covid-19, avec comme mot(s)-clé(s) , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

1 réponse à Message du professeur Didier Giet (Uliege), et Bergame, Italie

  1. MF dit :

    J’ai entendu, j’entends encore, des discours totalement irresponsables. Par exemple, dans la bouche d’un caissière du supermarché où je fais mes courses : « Vous voulez que j’vous dise? Le gouvernement en fait trop, et pourquoi on ne parle pas de la grippe? C’est pire, la grippe. Et puis, si je dois l’avoir, eh bien je l’aurai… » Les autres caissières, solidaires, rigolaient. Je m’en vais, la controverse est inutile.
    Déni de ce qui dérange? Incrédulité face aux discours des élites politiques? Bêtise? Inculture?

    Non, nous ne vivrons pas demain comme avant. Songez à l’effet boomerang de ce qui arrive.
    Scénario à la grecque? Prise de conscience que nos modèles ne sont pas les bons, que des situations pareilles à celle-ci reviendront suite au changement climatique, à la destruction des équilibres naturels?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.