L’arriération profonde du mâle humain ancien, moderne, post-moderne

 

Bonjour!

 

(Avertissement aux suprématistes mâles:
attention, les gars, ce billet s’en prend à vos gonades,
à la haute idée que vous vous en faites.)

 

J’ai déjà consacré un billet à Françoise Héritier:  « Homo sapiens est la seule espèce dont les mâles tuent les femelles. »

J’ajoute aujourd’hui au dossier, en cette non-journée des droits de la femmes, un entretien avec le paléo-anthropologue français Pascal Picq, professeur au Collège de France, qui vient de publier chez Flammarion Premiers hommes : la nouvelle histoire de nos origines.

L’entretien est ici sur France-Culture, et sur Condroz belge.
Picq commence à parler à la minute 5:05, et présente le concept qu’il déclare « encore assez nouveau » de système co-évolutif. C’est une source dramatique de périls pour l’espèce humaine que de détruire par exemple l’habitat des grands singes, entraînant par là toutes sortes de risques d’extinction, et accroissant du coup les probabilités de sa propre extinction à lui, homo auto-proclamé sapiens.
En outre, exterminer les grands singes, c’est aussi rendre difficile, sinon impossible, à l’humanité de se définir, et donc de se constituer dans l’ordre symbolique, de se représenter pour ce que l’on est sur cette planète.

Pascal Picq aborde la question des rapports mâles-femelles dans l’espèce humaine à la minute 10:10. Sur toute la planète, les rapports hommes-femmes sont de loin le facteur de discrimination le plus important, bien plus ravageur que tout autre. Il s’en explique à partir de la minute 10:30.

Il nomme cela un « profond archaïsme des sociétés humaines à cet égard » . En conclusion de l’entretien, il ne peut que revenir à cette priorité des priorités.

 

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