Le dossier de la viande et du lait

Bonjour!

C’est en langue québecoise, toujours savoureuse, même si végétarienne : la bidoche dans nos assiettes l’est beaucoup moins, quand on suit les 41 minutes de l’émission « La face cachée de la viande ».

Voyons plutôt:
…Les porcs vont à l’abattoir lorsqu’ils pèsent 110 kilos. Ils ont six mois.
…La législation est comme qui dirait …datée: les animaux sont des biens meubles. Ouf. Désosser une chaise n’est pas un délit si elle vous appartient.
…L’assassinat industriel, par broyage mécanique ou gazage en container, est offert aux poussins mâles, inutiles pour l’élevage, transformés en aliments pour animaux ou en rouge à lèvre et en produits de beauté.
…La foutaise de l’impératif de la consommation de calcium… 25 % d’ostéoporose au Québec chez les femmes de plus de cinquante ans, pour 0,4 % en Corée. « La question n’est pas de consommer combien de calcium, mais comment faire pour l’assimiler. » On n’a pas besoin de boire du lait de vache! (En outre, nous n’avons pas l’équipement physiologique du veau-nouveau-né pour le digérer confortablement.)
…Les veaux sont en fait un sous-produit de l’industrie laitière. Mangez du veau, nom de dieu, c’est du patriotisme économique! Le lobby normand (terme emblématique et réducteur, car lobby occidental mondialisé) doit vivre et survivre!
…Les vaches, qui produisaient 6 à 7 litres de lait par jour dans les années 1950, en produisent aujourd’hui 40. Dans la joie, la fierté et le bonheur, on s’en doute.
…Une vache, c’est, en méthane, l’équivalent CO2 de 40 km par jour en voiture.
…La production de 450 g de viande de boeuf demande 9 fois son poids en céréales animales, et 15.000 litres d’eau.

…Et le reste !

*   *   *

Il y a un livre que je veux lire un jour, c’est celui que le romancier new-yorkais Jonathan Safran Foer a consacré à la question: Faut-il manger les animaux ? C’est chez L’Olivier, 360 pages et 22 €, ou 8 € en poche chez Pocket.

Dans un entretien accordé aux Inrocks, Safran Foer raconte:

« Quand mon livre est sorti, j’ai eu un email de plusieurs groupes industriels me disant qu’ils devaient se protéger du lobby végétarien hyperpuissant. » (rires) « J’ai fait des recherches et une telle chose n’existe pas. Ça en dit long sur leurs mensonges. Quand on voit une étiquette sur les paquets de viande qui dit « happy cow » (vache heureuse), c’est un mensonge. Le marché de la viande est un commerce basé sur le mensonge. »

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Alors, si vous passez en mode végétarien complet, c’est à dire « végétalien » ou « vegan », il y a juste à surveiller l’apport de vitamine B12, de préférence par petites doses fréquentes, car elle ne se trouve nulle part dans les végétaux, sauf s’ils sont conservés en fermentation lactique comme la choucroute.
Et à veiller à un équilibre sur trois jours entre céréales et légumineuses, équilibre présent dans toutes les cuisines populaires du monde (soja/riz, haricot rouge/maïs, pois chiche/blé, pain/fèves…), pour assurer l’ensemble des bases protéiniques.
C’est tout.

Vivent les vaches!

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