Néolibéralisme: il est minuit à toute heure dans mon empire

MinuitSurUE

 

Bonjour!

 

En cette période où l’actualité donne du relief à ce qui nous vient du Royaume Qui Se Dit Encore Uni, voici un article qui offre une bonne synthèse de son sujet.
« Une idéologie à la source de nos problèmes : le néolibéralisme » est signé George Monbiot dans le quotidien The Guardian. Nous le trouvons aussi en français, traduit par Monique Plaza, sur l’excellent blog de Coralie Delaume, et ici en PDF sur Condroz belge.

Extraits:

Imaginez que  le peuple  de l’Union soviétique n’ait jamais entendu parler du communisme. Et bien pour la plupart d’entre nous, l’idéologie qui domine nos vies n’a pas de nom.

Il peut sembler étrange qu’une doctrine glorifiant le choix individuel et la liberté ait été promue avec le slogan « il n’y a pas d’alternative ». Mais, comme Hayek l’a fait remarquer lors d’une visite au Chili de Pinochet – l’une des premières nations où le programme néolibéral a été complètement appliqué – « ma préférence personnelle penche vers une dictature libérale plutôt que vers un gouvernement démocratique dénué de libéralisme »

Le néolibéralisme n’a pas été conçu comme un self-service à visée d’extorsion, mais il en est rapidement devenu un.

…la quantification universelle et la comparaison. Le résultat est que les travailleurs, les demandeurs d’emploi et les services publics de toute nature sont soumis à un ergotage procédurier, étouffant le régime d’évaluation et de surveillance, afin d’identifier les « gagnants » et de punir les « perdants ». La doctrine que Von Mises avait proposée pour nous libérer du cauchemar bureaucratique de la planification en a plutôt fabriqué un.

La bureaucratie, David Graeber, l’intellectuel ostracisé des universités étasuniennes pour son engagement dans le mouvement Occupy, auteur de la somme La Dette, Cinq mille ans d’histoire, nous en avait déjà averti: le management est désormais une fabrique de bureaucratie.
Comme travailleurs, nous y perdons le sommeil au profit du burn out.
Comme acheteurs, nous faisons l’expérience du dédale des call centers et autres services après-vente, où il devient quasi impossible d’atteindre un être humain capable de répondre à une question après l’achat. Avant l’achat, il y a pléthore d’intervenants. Après l’achat, l’entreprise, la grande entreprise, la gagneuse, ce véhicule doré du bonheur publicitaire, s’est transformée en citrouille.
En terre néo-libérale, il est minuit à toute heure.

…Minuit ou pas, à la fin du texte, les heureux lecteurs seront récompensés par une mise en perspective de la tâche qui incombe aux gauches.

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Une réponse à Néolibéralisme: il est minuit à toute heure dans mon empire

  1. Pierre dit :

    Le néolibéralisme est une sorte de fascisme; les gens l’ignorent en général, soit parce qu’ils dorment, soit parce que tout est fait pour qu’ils continuent à l’ignorer.
    Aucun régime fasciste n’a jamais dit aux gens quelle était la nature de celui auquel ils étaient assujettis; c’est par les opposants en exil et la presse étrangère que le monde savait.
    Pareil pour le communisme.
    Si tout l’Empire est devenu néolibéral, les formes d’opposition (un peu comme en Chine aujourd’hui) se trouveront dans le système. Un système où le souci premier des dirigeants est que personne ne s’aperçoive de rien. Au moins, la majorité de la population; et ça marche, plus ou moins bien, …encore (sinon plus personne n’irait voter ou ce serait grève générale, et, ou révolution).
    Votre blog en est un exemple; combien d’interventions à chacun de vos articles, trois ou quatre ou cinq alors qu’on y trouve des articles méritant beaucoup mieux, de toutes façons tout le monde s’en fiche. La lassitude, l’indifférence, la résignation des gens, sont à mon avis des sentiments qui caractérisent le mieux ce que vit un peuple sous de tels régimes.

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