Jacques Généreux (1) a prononcé cette phrase résolue en octobre 2014. Il n’a pas attendu le drame grec pour réfléchir.
C’est un plan crédible de réforme démocratique de l’Union européenne et de la zone euro, engoncées dans des traités irréformables et corsetées par une règle de l’unanimité. L’idée en est de créer une crise majeure, qui obligera à débattre des impasses de l’UE et de la BCE.
Jacques Généreux ne veut pas abattre l’Europe des institutions, il veut la réformer. Lire la suite
Nous sommes dans une semaine grecque, à n’en pas douter, et un moment historique.
1. Juncker
Le Nouvel Obs écrit que Jean-Claude Juncker « peine à masquer sa désillusion » .
C’est bizarre, moi je suppose de la comédie.
Que notre commissaire en chef marque le coup, c’est sûr, et qu’il « peine à masquer », d’accord, mais il veut masquer quoi?
J’entends du paternalisme.
Des notions de morale sont énoncées.
Le grand mot d’Angela Merkel est brandi, le « travail ». (Ailleurs dans de nombreuses interviews, il parle de « jeu », comme Donald Tusk et d’autres.) « Ayant beaucoup travaillé », Juncker dit se sentir « trahi ».
Il le dit.
Il énonçait il y a quelques semaines qu’ « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. » Il l’a dit. Et ça n’est pas près de quitter sa biographie. Une des phrases qui précédaient cet aveu historique, c’était: « Dire que tout va changer parce qu’il y a un nouveau gouvernement à Athènes, c’est prendre ses désirs pour des réalités. »
Ici, en son for intérieur, il fait de son mieux pour « communiquer » un texte soigneusement revu par ses assistants aux dents longues et aux lourds diplômes.
Mais là n’est pas le problème.
Le problème, c’est que ce type est au service de l’Allemagne de Merkel et des banques de partout, et que comme premier ministre il a organisé une évasion fiscale au détriment des pays voisins, au profit de son grand-duché natal et des multinationales impériales. Les gouvernants des pays spoliés, dont le mien, ne lui en veulent pas, et laissent courir.
Je n’appellerais pas ça une union européenne.
Lui, et eux, si. Lire la suite
32.000 personnes perdent leur allocation de chômage le premier janvier. Soit elles vont relever de l’aide sociale, soit elles devront, si elles cohabitent, se débrouiller avec le seul salaire du ou de la cohabitant-e.
Il est évident que ces gens ont commis des actes qui méritent une punition !
Il paraît que les premiers de classe qui nous gouvernent savent que cette mesure est un gage de jours meilleurs pour tous. Moi, pauvre idiot, qui suis un premier de classe défroqué, je ne les crois pas!
– Euh, vous dites?
– …
– Que la « droite complexée », comme Frédéric Lordon appelle le PS, était au pouvoir quand la mesure a été prise? Lire la suite
Les technologies ne sont pas des intermédiaires neutres entre le monde et nous. Elles redéfinissent ou altèrent leur champ d’action. Elles cultivent ou font émerger des conduites ou des postures mentales pouvant être socialement toxiques. Des sociopathies.
Et pour vendre, elles répandent des discours publicitaires et justificateurs qui n’ont rien d’éthiquement neutre non plus.
« On devrait traiter la Silicon Valley avec la même suspicion que Wall Street »
« Dans la cité mondiale du futur, société totalement automatisée, le besoin de travailler est remplacé par une vie nomade de jeu créatif, retour moderne au jardin d’Eden. L’ « homo ludens » que sera l’homme libéré du travail ne devra pas s’adonner à une pratique artistique car il sera créatif dans sa vie quotidienne.«
Tel est le texte sur lequel se termine la vidéo promotionnelle d’un projet de robot-barman. On peut la voir et en lire plus sur cette page: http://www.makrshakr.com/.