Un peu de logique — Ce qui est bon pour l’entreprise n’est pas nécessairement bon pour l’économie, ou Le sophisme de composition

 

Bonjour!

 

C’est de l’économie, et c’est du Frédéric Lordon:

(…) on voudrait au moins rappeler le contresens princeps qui vicie immanquablement toute l’argumentation « par l’entreprise ». Contrairement à ce que suggère le sens commun éditorialiste, ce qui est bon « pour l’entreprise » n’est pas bon ipso facto pour l’économie tout entière. On appelle d’ailleurs « sophisme de composition » cette erreur intellectuelle qui consiste à étendre à la macroéconomie des énoncés valides pour la microéconomie, comme si la première n’était que l’extension « à l’identique » et à plus grande échelle de la seconde. En fait il n’en est rien, et il suffit pour s’en rendre compte d’imaginer la généralisation de ce rêve patronal — donc microéconomique — par excellence : le salaire zéro.

Sans doute faut-il solliciter rudement l’imagination pour se figurer des salariés travaillant effectivement quoique renonçant à tout salaire. Mais l’expérience de pensée a précisément cette vertu de permettre la démonstration par l’absurde. La composition des zéro-salaires microéconomiques produisant zéro revenu disponible à l’échelle macroéconomique, il n’y a plus aucune demande solvable des ménages adressée aux entreprises… Problème de coordination typique, où chaque entreprise désirerait en fait se réserver le privilège du salaire zéro en laissant à toutes les autres le soin de contribuer à former de la demande solvable. L’inconvénient étant bien sûr que, chaque entreprise faisant par devers soi le même raisonnement, toutes se défaussent et, par-là même, produisent collectivement leur impasse. Où l’on découvre que la macroéconomie n’est pas simplement de la microéconomie augmentée.

(La pompe à phynance – Contre le système bancaire-actionnaire, le blog de Frédéric Lordon. http://blog.mondediplo.net/2017-10-03-Le-service-de-la-classe)

Je reformule: Lire la suite

Un peu de logique – Je ne suis pas belge

D’après une photo de Bernard Demoulin (lalibre.be)

 

Bonjour!

 

Je suis né en Belgique de parents belges.
Je possède une carte d’identité « de Belge » , comme c’était écrit sur un carton avant que l’UE ne standardise ça en plastique.
Je vis en Belgique.
J’ai un passeport belge.
Mon site s’appelle « Condroz belge » (bon, ici, c’est de moi, pas du gouvernement, et c’est une blague, hein, une « antiphrase »).

Cependant, malgré ces prémisses, d’après la presse je ne suis pas belge.
En effet, la presse titre: « Les Belges souhaitent que la présence des militaires en rue se prolonge » .
« Les Belges » , mais pas moi!
Donc, je ne suis pas belge.
Cqfd.

Pour achever DSK auprès de ceux qui ont encore quelques illusions
(+ 1 bonus! – Michel Rocard)

D’après le livre de John Kenneth GALBRAITH
 

 

Bonjour!

Sarkozy avait donné la preuve qu’un socialiste de gouvernement ne résiste pas à une proposition prestigieuse, même si elle émane d’un ennemi politique et implique de quitter son parti d’origine, comme on l’a vu avec Bernard Kouchner, Eric Besson ou Claude Allègre.
D’autres, comme Dominique Strauss-Kahn, Jacques Attali, Jack Lang, Michel Rocard, ont accepté des titres qui ne leur ont pas paru incompatibles avec la qualité de membre du PS français.
Un des pires a refusé, bien qu’à l’époque il fût très courtisé: Manuel Valls. Vous allez voir le tort qu’il va faire, comme ministre de l’intérieur et de l’immigration, au socialisme de gouvernement – qui le mérite bien -, comme à la démocratie – qui n’en demande pas tant. Lisez en attendant le savoureux « Vous avez aimé Claude Guéant ? Vous adorerez Manuel Valls
 » d’Alain Gresh, du Monde diplomatique.

S’agissant de Dominique Strauss-Kahn, voici un article bien intéressant, surtout pour ceux qui croient encore que le titre d’économiste a quelque chose à voir avec une compétence de type scientifique, au-dessus ou en-dehors des conflits sociaux pour l’appropriation de la richesse des nations. Un économiste dans la norme, c’est une espèce de
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