Les Façades, 1971

 

Bonjour!

Je connais depuis longtemps la chanson dévastatrice de Claude Semal, « La façade ».
Le façadisme à Bruxelles a produit, dans la seconde moitié du XXème siècle et dans les écoles d’architecture du monde, le terme de bruxellisation, qui désigne des choses à ne pas faire en matière d’urbanisme, dans lesquelles s’est tenacement illustrée la capitale du royaume de Belgique. Il faut dire que depuis la construction du palais de justice, le plus massif bâtiment construit au monde au XIXème siècle, « architecte » est en milieux populaires bruxellois une raillerie. Tout autant que bien des choses allaient mieux dans le passé, dit-on, tout autant aujourd’hui nous avons progressé, redit-on: comprenne qui pourra. Lire la suite

L’erreur logique (ou pire) du « modèle emmental » appliqué à la protection contre le Covid-19

(On peut cliquer pour agrandir l’image. Remarquez bien ce que fait une « souris de la désinformation » dans l’illustration.)

 

 

Bonjour!

Regardons bien cette illustration qui circule sur Internet. Elle a été produite par Ian MacKay, virologue de l’Université du Queensland en Australie.

Elle explique comment se protéger du covid-19. L’idée n’est pas bête, et elle a ses lettres de noblesse scientifiques.
Le « modèle  du fromage suisse » est un modèle de causalité des risques industriels, introduit vers 1990 par le professeur Reason de Manchester,  (Wikipedia FR ),  et source de nombreux développements ultérieurs. Lire la suite

Deux logiques de la vaccination. La santé publique et la protection individuelle

 

 

Bonjour !

 

J’ai déjà mentionné ces deux logiques de protection par la vaccination: la logique de santé publique, opportuniste car tributaire des approvisionnements voire des erreurs et impréparations, et la logique de protection individuelle, où chacun souhaite son « meilleur » vaccin, ce que vise aussi, en tout respect du serment d’Hippocrate, la médecine de terrain.

Voici que ces deux logiques s’opposent sur la place publique en Belgique. Sans doute est-il significatif que l’article du Soir du 27 avril, qui relève cette discordance, soit à la limite de l’obscurité, s’agissant de ne pas cultiver la peur, ou de ménager la chèvre et le chou. (En ligne ici ou en PDF .)

Que se passe-t-il? Lire la suite

Professeur Renaud Piarroux: À la fin il faudra demander des comptes

« Il faut patienter, ce n’est pas le moment de s’énerver. Et un jour il faudra s’énerver. Il faudra demander des comptes, à la fin. Mais à la fin. »

 

Bonjour!

Pédiatre au départ, infectiologue, mycologue en santé humaine, microbiologiste, bon connaisseur des apports de l’IA en diagnostic médical, épidémiologiste d’université et de terrain avec de nombreuses missions dans le monde, professeur à Sorbonne Université et chef de service à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière, 60 ans, Renaud Piarroux (Wikipedia) s’est illustré comme un des meilleurs spécialistes mondiaux, et des plus efficaces, dans la lutte contre le choléra, en particulier en Haïti.
La dernière fois qu’il a pris une carte d’étudiant, il en était à bac + 15 à peu près. Lire la suite

La saga des masques anti-covid en Belgique, par Jean-Jacques Jespers

(D’après vegaoopro.com)

 

Bonjour!

Jean-Jacques Jespers est un journaliste qui a fait ses preuves, enseignant à l’ULB (Bruxelles), tenant aujourd’hui la chronique « Le journal des bonnes nouvelles » dans l’émission d’humour « C’est presque sérieux » de Radio Première, radio belge de service public.

C’est là qu’il vient de donner, ce 26 février, le premier chapitre de ce qu’il annonce comme sa (future) célèbre conférence, consacré en trois minutes à la saga des masques en Belle Gique (expression célèbre en Flandre et en flamand aussi.)

Je ne vais pas « spoiler » votre écoute, vous jugerez par vous-mêmes.
« La Défense » et le  gouvernement Michel II sont au premier rang, et Condroz belge ne peut que marquer son accord  à la conclusion, une prédiction sur tout ce à quoi l’on peut s’attendre dans le business as usual de ce pays.

Brigitte Fontaine, une des gloires de mes années 70

Bonjour!

J’ai réécouté aujourd’hui cette gloire de mes années 70.

Vous ne perdrez pas beaucoup de temps (1m56) avec « Comme Rimbaud »: https://www.youtube.com/watch?v=JWG3FN-9Kps. Caustique, percutant, …féministe.

Sinon, « Je suis décadente », 2m50, 1964, avec orchestre vers 2010: https://www.youtube.com/watch?v=uwPbm7WJXYk
J’en raffole, bien entendu.
Lire la suite

CoronaViral, 31Gloubi-boulga, mot de l’année 2020

"Absurdistan autoritaire", a titré le quotidien allemand <i>Die Zeit</i> à propos de la gestion française de la covid-19
« Absurdistan autoritaire », a titré le quotidien allemand Die Zeit à propos de la gestion française de la covid-19

 

Bonjour!

Condroz belge a pleinement découvert un nouveau mot en 2020.
Depuis qu’il est petit, le taulier de Condroz belge adore les mots et les nouveaux mots, et à toutes périodes de sa vie il a fréquenté et fréquente les dictionnaires, ce qui ne semble pas devoir changer avec l’arthrose des pouces et autres cadeaux de son âge qui avance, avance, avance. Seuls les distraits pensent que le dictionnaire est une aide pour les adolescents, et qu’une fois adulte, formé et déformé, le citoyen normalement négligeant, pardon, intelligent, cesse de parcourir des dictionnaires. Car les distraits ignorent que les plus grands écrivains et linguistes comme les baratineurs de tous poil et plume ne peuvent vivre sans les dicos.

Parenthèse. Comme en toutes choses, le mérite n’a rien à y faire. Dans le cas de notre taulier, il y avait dans sa prime enfance un domaine et un seul, où son père ignorait la fatigue et répondait toujours présent, celui des questions inévitables de l’enfant, « Papa, ça veut dire quoi … ? » Que fait en cette circonstances un fils manqué face à son père manquant? Lire la suite

CoronaViral, 29 – François Gemenne voit dans les politiques anti-covid se dessiner la tyrannie du risque zéro

afitac.com

 

Bonjour!

François Gemenne a cosigné avec Olivier Servais, anthropologue à l’UCLouvain, une tribune intitulée « Crise de la Covid-19: la tyrannie du risque zéro », publiée par lesoir.be le 15 août 2020, dans une série mise en ligne gratuitement par le journal, mais que je donne néanmoins ici en PDF.
Cette tribune centrée sur le risque zéro laboure et prend pour titre un poncif d’ordinaire réservé aux gouvernants pour excuser les limites de leurs actions, placé le plus généralement sous la forme du truisme « Il n’y a pas de risque zéro », très répandu aussi dans le monde des affaires. C’est vraiment une formulation de communicants!, et il n’y a pas jusque là de quoi casser trois pattes à un canard.
Notre époque est envahie par la statistique. Les événements prévisibles ne sont plus certains: ils sont probables à 99,… %. Ainsi parle désormais la science, comme le GIEC n’a cessé de le faire en toutes rigueur et honnêteté, trop longtemps sans doute, jusqu’à ce que l’effroi dans ses rangs ait fait sortir les scientifiques de leur réserve probabiliste.
Grande nouvelle donc, « Il n’y a pas de risque zéro » : une phrase en principe plus taillée sur mesure pour Maggie De Block ou les bateleurs de la politique spectacle que pour des universitaires es qualités. Mais allez savoir. Lire la suite