France: pour soutenir les grèves

 

Bonjour!

Des dizaines de milliers de gens se battent par la grève, en France, contre le projet de réforme des retraites. Or une grève, ça met à mal les budgets des ménages !

Dans un appel publié par Mediapart, les artistes et intellectuels suivants appellent à un soutien financier. (Précisions bancaires en fin de billet)

Étienne Balibar, philosophe ; Patrick Bard, romancier, photographe ;
Jean-Marie Bigard, humuriste ; Laurent Binet, romancier ; Fred Le Bolloc’h, auteur ; Jordi Le Bolloc’h, comédien ; Livio Le Bolloc’h, réalisateur ;Yvan Le Bolloc’h, comédien ; Mathieu Bourgasser, Président de la Film(e) équipe ; Michel Broué, mathématicien.
Dominique Cabrera, cinéaste ; Maxime Carsel, réalisateur ; Stéphanie Chevrier, éditrice ; Yves Cohen, historien ; Antoine Comte, avocat ; Fanny Cottençon, actrice ; Alexis Cukier, philosophe.
Didier Daeninckx, romancier ; Leyla Dakhli, historienne ; Vikash Dhorasoo, ancien footballeur, consultant media ;
Didier Éribon, philosophe ; Annie Ernaux, écrivaine.
Pascale Fautrier, romancière ; Geneviève Fraisse, philosophe ; Dan Franck, écrivain, scénariste.
Bruno Gaccio, auteur ; Dominique Grange, chanteuse ; Nedim Gürsel, écrivain.
Sam Karmann, comédien, réalisateur.
Geoffroy de Lagasnerie, philosophe ; Jean-Marie Laclavetine, écrivain, éditeur ; Édouard Louis, écrivain ; Matthieu Longatte, réalisateur ;
Didier Maïsto, PDG de Sud Radio ; Corinne Masiero, comédienne ; Gérard Mordillat, romancier, cinéaste.
Toni Negri, philosophe. 
Roland Pfefferkorn, sociologue ;
Patrick Raynal, romancier ; Emmanuel Reich, conseil aux CE.
Emmanuel Renault, philosophe ; Judith Revel, philosophe.
Christian Salmon, écrivain et chercheur ; Jean-Marc Salmon, chercheur en sciences sociales ; Alain Serres, écrivain pour la jeunesse, éditeur ; Shirley et Dino, humouristes.
Tardi, dessinateur ; Emmanuel Tugny, écrivain et compositeur.
Éric Vuillard, écrivain. Lire la suite

Les lendemains du 5 décembre – Libre et provisoire synthèse sur le projet macronique de réforme des retraites

 

(Texte écrit les 6-8 décembre)

Bonjour !

Les événements se précipitant, je me suis documenté sur la réforme des retraites que veut imposer Emmanuel Macron. Je livre ici une synthèse provisoire sur la question, que j’appelle « libre » en ce sens que je ne vais pas appuyer dans le texte chacun de mes dires par un lien. Je puise notamment dans des médias sur abonnement, Là-bas si j’y suis, Mediapart, Arrêt sur Images, qui tous mettent néanmoins, notez-le, certains textes ou émissions en accès libre. Je donne en vrac quelques sources parfois référencées au bas de ce billet.
…C’est un destin incontournable, pour les Belges francophones, que de suivre de près ou de trop près l’état de notre voisin du sud. Et non sans raisons. Pour le mouvement social comme pour le nucléaire et d’autres sujets et pratiques, nous sommes sous influence.

Répartition ou capitalisation Lire la suite

En 3 minutes: Gérard Filoche et les retraites

Ce qu’il faut, c’est la retraite à 60 ans pour tous, calculée sur les 10 meilleures années, et indexée sur les prix et sur les salaires. La France est un pays riche!

Les pensions françaises, c’est 300 milliards d’euros par an. Dans la déprime financière post-2008, c’est une montagne à saisir pour les premiers de cordée! Ils n’ont pas pousser à l’installation d’un fondé de pouvoir, d’un pion, à la présidence de la république, c’est déjà largement « documenté ». Dans l’illimitation, par définition, on ne s’arrête jamais …de soi-même. La remplaçante du pion, son remplaçant, sont déjà dans la nursery.
À quand le best-seller d’un insider livrant les conversatoins privées entre grands assureurs privés? (Privés de quoi? demande la fille de mon voisin.)

L’ancien inspecteur du travail (français) Gérard Filoche est militant et auteur.
Ici, avec sa faconde habituelle, pour Là-bas si j’y suis, https://la-bas.org/. Le site donne Lire la suite

Champs …de bataille – L’agriculture en Wallonie, en Europe et ailleurs

Bonjour!

Voici une belle vidéo de toutvabien.tv (sur youtube : http://youtube.toutvabien.tv), chaîne télévisuelle d’Esperanzah.be. (34 minutes)

Cette vidéo est belle parce que de résistance, dans un monde un rien désespérant.
L’agriculture doit absolument échapper aux logiques du libre-échange et de la financiarisation. Les régions wallonne et flamande ont un vrai pouvoir de refus du Ceta ou du Mercosur, ces traités qui nous tirent vers le bas et vers le mur. Lire la suite

La cohérence et les tartuferies d’Emmanuel Macron selon Romaric Godin

La Guerre sociale en France – Aux sources économiques de la démocratie autoritaire (éd. La Découverte, 245 pages, 18 euros) est le dernier livre de Romaric Godin, journaliste actuellement chez Mediapart, lequel y consacre un large article (ici en PDF).

Romaric Godin étudie un peu finement la position de Macron, avec sa cohérence et sa « tartuferie », qui repose essentiellement sur des axiomes assumés comme non critiquables. C’est donc par la critique des axiomes, comme pour un paranoïaque et comme pour la « science » économique universitaire dite néo-classique, qu’on peut échapper à sa logique. Par exemple, le mantra macronien « progressisme » consiste à favoriser la possibilité de chacun …de se vendre au mieux sur le marché du travail.
Entre parenthèses, Macron a été co-rédacteur du rapport Attali, ce faiseur de rois campant complètement sur une même ligne du « tout ou rien ».

Macron se dit progressiste.
Quel est donc le progressisme de ce « réformateur » qui a donné le titre « Révolution » à son livre d’entrée en politique?
Voici ce qu’en dit Romaric :

Le progressisme se veut social parce qu’il entend donner à ceux qui ne les ont pas les moyens de venir sur le marché du travail, là où le capitalisme manchestérien ne se souciait pas de la capacité des hommes à se vendre. Il les prenait comme ils étaient, pour ce qu’ils étaient. Ici, le « progressisme » ne cesse de parler d’humain, parce qu’il entend donner à chacun cette capacité à se vendre. Il y a cette idée que l’on peut en permanence améliorer sa compétitivité individuelle et mieux réussir sur le marché. Le libéralisme d’antan laissait l’individu se débrouiller avec ce qu’il avait, le néolibéralisme veut améliorer la capacité marchande de chacun. La compétition n’en est pas moins féroce, et le résultat pas forcément différent.
Cette action se fait, d’abord, par une logique de workfare : l’État doit assurer à chacun des revenus minimum permettant de se présenter sur le marché du travail. Mais il ne peut le faire que si ces revenus sont effectivement utilisés pour aller sur le marché du travail. Autrement, il s’agirait d’une rente. Le soutien contre la pauvreté n’est donc pas un humanisme, c’est un soutien au marché qui est conditionné à la participation de l’individu a ce dernier. Deuxième moyen, la formation et l’éducation, qui doivent assurer la capacité marchande permanente de l’individu sur le marché du travail et permettre une adaptation de l’individu aux demandes du marché. Dernier moyen, la lutte contre les discriminations, qui n’est cependant pas une spécificité de ce « progressisme ». Là encore, il ne s’agit pas d’un quelconque humanisme mais d’une logique de marché : toute discrimination est une rente parce qu’elle favorise un acteur de marché plutôt qu’un autre sur des critères non économiques. Mais c’est souvent une tartuferie car les discriminations, raciales et sexuelles, s’enracinent aussi dans des déterminations économiques. L’illégalité formelle de la discrimination ne dit rien des différences sociales qui, souvent, aggravent les discriminations existantes. Si les personnes d’origine étrangère sont moins bien formées en raison des capacités économiques de départ de leur famille, elles seront toujours proportionnellement moins nombreuses à réussir. Surtout si les protections sociales sont affaiblies et renforcent encore les inégalités sociales de départ. Mais, comme la réussite n’est qu’individuelle, ces circonstances sont largement niées. La lutte contre les discriminations est donc un paravent de la libéralisation. On constate, du reste, que ce « progressisme » n’est largement que de façade, la politique migratoire d’Emmanuel Macron étant très peu ouverte et centrée sur les besoins du marché.
(…)
À noter : le progressisme ne discute pas, ou à la marge, le résultat de la loi du marché, puisqu’il estime que la redistribution est trop forte. Toutes les inégalités issues de la justice du marché sont acceptables. Le travail, produit du marché, est un « vecteur de mobilité sociale et d’émancipation » et ceux qui veulent vivre mieux doivent donc mieux répondre aux demandes du marché. C’est là une responsabilité individuelle. Grâce au marché, le progressisme remplace la redistribution par des droits.

Exportations d’armement : la Région wallonne poursuivie pour refuser l’accès à la liste des autorisations

FN cartouche 12.7
12.7, c’est le calibre des fusils d’assaut de la FN Herstal les plus méchants, ceux qui permettent de « blesser mortellement » à 700 mètres. D’après une photo de © Clément Philippe, in Lecho.be

 

Bonjour!

La Région wallonne organise une opacité aujourd’hui illégale, vu l’obligation des administrations de laisser consulter leurs documents par les citoyens.
Ce fait du prince, encore actuel, était déjà mentionné dans Condroz belge en mars 2007 et y fut rappelé encore ce 4 septembre.

Mais voici une bonne nouvelle, que Lecho.be présente ce 12 septembre selon une dépêche Belga: Lire la suite

Alibaba à Liège

Illustration bbc.com

Bonjour!

Les préparatifs de l’installation du géant chinois de la vente en ligne Alibaba à l’aéroport de Bierset se poursuivent.

Dans une info de Todayinliege.be, nous lisons que:

  • Les conseillers Ecolo de Grâce-Hollogne soutiennent l’avancement du dossier. Le mouvement Demain, non représenté au conseil communal, dénonce le projet.
  • Le trafic de camions va passer quotidiennement de 500 à 2.000 en région liégeoise.
  • En région parisienne, l’aéroport de fret a réduit de 40 mois la durée de vie en bonne santé des riverains.